Sujet : La forêt des Lumières (bon, encore un discours de la gauche écologiste, je présume?)
Eh oui! Saviez-vous que...
Dans son ouvrage Forêts : essai sur l’imaginaire occidental, Robert Harrison explique la genèse de la culture arboricole telle que nous la connaissons aujourd’hui en situant ses origines au siècle de Diderot. Ses travaux nous apprennent effectivement que c’est durant cette période que « la méthode et les lois de l’économie conspirent pour s’approprier les forêts sous couvert du concept général d’utilité » (167-168) et que naît la mathématique des forêts, « une science technique permettant aux forestiers de calculer le volume de bois d’un site donné, de prévoir à long terme le taux de croissance des forêts, et d’établir un calendrier d’abattage des arbres d’après des tables mathématiques. » (186). Avec la mort de Dieu, la foi humaniste engendre une nouvelle mentalité qui érige l’Homme « comme maître et possesseur de la nature ». Ce point de vue anthropocentrique se traduira notamment par un essor fulgurant de l’exploitation des forêts à partir de la fin du XVIIIe siècle et qui marquera, dès lors, le triomphe de la science au détriment de la nature. De toute évidence, il semble que les chemins de la Méthode l’aient emporté, puisque encore aujourd’hui, le domaine de la déforestation est largement dominé par cet héritage culturel lourd de conséquences sur notre environnement.
(Bon. Ça y est, t'as terminé avec tes sermons de néocuré?)
Dans son ouvrage Forêts : essai sur l’imaginaire occidental, Robert Harrison explique la genèse de la culture arboricole telle que nous la connaissons aujourd’hui en situant ses origines au siècle de Diderot. Ses travaux nous apprennent effectivement que c’est durant cette période que « la méthode et les lois de l’économie conspirent pour s’approprier les forêts sous couvert du concept général d’utilité » (167-168) et que naît la mathématique des forêts, « une science technique permettant aux forestiers de calculer le volume de bois d’un site donné, de prévoir à long terme le taux de croissance des forêts, et d’établir un calendrier d’abattage des arbres d’après des tables mathématiques. » (186). Avec la mort de Dieu, la foi humaniste engendre une nouvelle mentalité qui érige l’Homme « comme maître et possesseur de la nature ». Ce point de vue anthropocentrique se traduira notamment par un essor fulgurant de l’exploitation des forêts à partir de la fin du XVIIIe siècle et qui marquera, dès lors, le triomphe de la science au détriment de la nature. De toute évidence, il semble que les chemins de la Méthode l’aient emporté, puisque encore aujourd’hui, le domaine de la déforestation est largement dominé par cet héritage culturel lourd de conséquences sur notre environnement.
(Bon. Ça y est, t'as terminé avec tes sermons de néocuré?)
2 commentaires:
Intéressant de voir d'où tout ça vient! En tout cas, toi quand tu procrastines tu te pogne pas le beigne!!!
Oui, c'est ça! Je suis un être tout en contradiction !
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